Un beau et chaud soleil brillait sur Central City. Au QG militaire de la ville, un homme de trente ans, avec des cheveux noirs coupés courts et des yeux couleur onyx, lisait le journal du matin assis à son bureau. Les titres parlaient de l'incroyable sauvetage du train d'East City par un homme et trois jeunes femmes. Une histoire assez étonnante d'ailleurs ; les témoins racontaient que des monstres avaient attaqué le train. L'un d'eux disait même avoir aperçu une sorte de dragon noir. Le colonel Mustang rit dans sa barbe. « Décidément, les gens inventaient n'importe quoi lorsqu'ils étaient pris de panique ! » Seulement, un détail l'intrigua dans cette sordide aventure ; l'homme qui les avait sauvé, serait un alchimiste d'état. Roy Mustang repassa en revue tous ceux qu'ils connaissaient et qui auraient pu accomplir un tel acte. Beaucoup étaient morts sous le bras vengeur du dénommé Scar. Alors qui cela pouvait-il être ? Ed aurait pu, mais il se trouvait à Central en compagnie de son frère et de ce nouvel alchimiste d'état, depuis un moment déjà. Le commandant Armstrong ? Impossible, il était en ce moment même au QG Sud. Non, finalement, Roy ne voyait pas qui était ce mystérieux personnage.
Le colonel interrompit ses pensées lorsqu'il vit ses subordonnés entrer dans la pièce et s'installer à leur place habituelle. Un grand gaillard blond aux yeux bleus avec la clope au bec, s'adressa à son supérieur.
« Hey, colonel Mustang, vous avez entendu parler de ce qui est arrivé eu train d'East City ? Demanda le blond appelé Jean Havoc.
_ Bien sûr, je m'informe moi ! répondit Roy en lui balançant le journal.
_ Je me demande quand même qui sont ces quatre personnes qui ont réussi à sauver un train entier. Dit un jeune militaire portant des lunettes au nom de Kain Fuery.
_ J'ai entendu dire qu'il y avait un alchimiste d'état. Ajouta le lieutenant Breda, un homme au ventre bedonnant. Vous pensez que cela pourrait être Edward Elric ?
_ Impossible, il est à Central depuis quelques jours déjà. Répondit le colonel. »
La porte s'ouvrit de nouveau pour laisser passer une femme aux longs cheveux blonds relevés sur sa nuque, suivie par un petit chien noir et blanc.
« J'étais sûre que je vous trouverais en train de parler de cet événement. Annonça Riza Hawkeye. Et si vous voulez tout savoir, je sais qui sont ces quatre sauveteurs inopinés.
_ Ah oui ? Alors, ne vous faîtes pas languir, annoncez les noms. La précipita Mustang.
_ Parmi les trois jeunes femmes, il y en avait une qui avait de longs cheveux châtains noués en natte et s'appelait Aerith Gainsborough. La seconde était une petite fille aux cheveux noirs tressés du nom de May Chang.
_ May Chang ? Ce nom est originaire de Xing il me semble. S'enquit l'adjudant chef Falman qui était une véritable encyclopédie sur pattes.
_ La troisième, reprit Riza, n'est autre que Winry Rockbell, l'amie d'enfance des Elrics.
_ C'est sûrement elle qui a trouvé comment arrêter le train, vu qu'elle est le mécanicienne. Approuva Roy.
_ Mais et cet alchimiste ? Voulu savoir Havoc.
_ Et bien, l'alchimiste d'état en question se nomme Zolf J. Kimbley. Rajouta Riza.
_ Vous vous foutez de moi là, lieutenant Hawkeye, n'est-ce pas ? Dit Mustang perplexe.
_ Pas le moins du monde.
_ Vous voulez me faire avaler que l'alchimiste écarlate à sauver un train entier avec l'aide de trois femmes ?!
_ C'est la stricte vérité !
_ Mais qui est cet « alchimiste écarlate » ? Demanda Fuery.
_ Zolf J. Kimbley surnommé l'alchimiste écarlate faisait parti des alchimistes d'état envoyé sur le front à Ishbal. Raconta Falman. Après la fin de la guerre, il a été jugé et reconnut coupable du meurtre de ses supérieurs.
_ De plus, il devrait être mort depuis longtemps. Ajouta Mustang.
_ Mais alors qu'est-ce qu'il faisait dans ce train ? Demanda Breda.
_ C'est une bonne question... Seulement, cela me parait fortement improbable que ce fou est sauvé des vies.
_ Pourtant, c'est bien ce qui a été dit. Appuya Riza.
_ Je crois que je vais aller mener ma petite enquête. J'irais rendre visite à Winry Rockbell, elle doit être avec les Elrics désormais.
_ Bon, le débat est clos ! Il est temps de se mettre au boulot. »
Sous la menace du revolver de Riza, l'équipe du colonel se mit à travailler dare-dare.
Le groupe de voyageurs revenus au nombre de trois, Winry ayant quitté pour rejoindre ses amis, avait vite déguerpi la gare. C'était la meilleure solution pour qu'on ne les interroge pas trop. Il ne fallait pas que l'on découvre que May était arrivée clandestinement en Amestris. Ils dénichèrent un hôtel en centre ville où ils louèrent deux chambres. Aerith dormirait en compagnie de May et Kimbley tout seul. Avant d'arriver à l'hôtel, Aerith avait lu sur un panonceau que la fête dont parlait Winry, commencerait dès ce soir. Ils décidèrent de rester dans leurs chambres en attendant l'heure prévue. Exténuée à cause de leur escapade sur les toits du train, May s'endormit sur son lit, sans demander son reste. Aerith resta près du lit de la petite pour veiller sur elle. C'est alors que l'alchimiste écarlate sans crier gare.
« J'aimerais te parler Aerith. Annonça Kimbley.
_ Chuut ! Souffla la jeune femme. Tu ne peux pas faire moins de bruit ? Mais quel bourrin !
_ Quoi encore ?
_ Tu ne vois donc pas que May est en train de dormir ?!
_ Ah, et alors ?
_ Ce que tu peux être désagréable par moment !
_ Bon, je ne suis pas venu pour discuter de la façon dont je me comporte.
_ Qu'as-tu donc à me dire ?
_ Ces monstres dans le train... Tu as avoué que tu savais ce que c'était.
_ Oui, ils provenaient de mon monde.
_ Selon toi, qu'est-ce que cela signifie ?
_ Je vois où tu veux en venir. Tu te demandes ce qu'ils faisaient ici ? »
Kimbley acquiesça.
« Je ne le sais pas moi-même... Reprit Aerith. Je ne comprends pas comment ils ont pu venir.
_ Remarque, tu es bien là toi. Appuya l'alchimiste.
_ C'est différent, je suis sensée être morte. Je n'ai pas souvenance de mon passage de mon monde à celui-ci.
_ Mais si des bestioles de ton monde se retrouvent ici, on peut donc penser qu'il y a une sorte de pont qui relie nos deux mondes et qui leur permet de communiquer.
_ C'est ce que je crois aussi. Mais, dans ce cas, où se trouve ce passage ? »
La question resta suspendue. Aucun des deux n'avait de solutions à soumettre. La jeune femme brisa de nouveau le silence.
« Kim, j'ai autre chose à te rapporter. Dit-elle sur le ton de la confidence. »
Aerith ne souriait plus et fixait l'homme en face d'elle avec ses yeux d'un vert profond. L'alchimiste y décela une certaine terreur.
« Que se passe-t-il ? Ca ne va pas ? Demanda-t-il un peu inquiet.
_ Je n'aime pas cette ville. Avoua Aerith. Depuis que nous y sommes j'ai l'impression d'étouffer ; je ressens à cet endroit des choses que je n'avais encore jamais ressenti nulle part. C'est comme si... Des millions d'âmes criaient à l'agonie. »
L'alchimiste ne répondit rien car il ne comprenait pas tout à fait ce que ces paroles signifiaient. De plus, le sérieux dont faisait preuve Aerith, le rendait perplexe.
« Vous aussi vous les entendez, mademoiselle Aerith ? »
Les deux grandes personnes remarquèrent alors que May était éveillée et qu'elle se tenait assise dans son lit. Elle regardait la jeune femme avec un air de parfaite compréhension.
« Comme moi, vous avez entendu ces voix en arrivant à Central. Affirma May.
_ J'ai l'impression de réentendre le cri de la Planète. Dit Aerith en fermant les yeux comme pour mieux se souvenir. Sauf que cette fois, les pleurs qui flottent dans l'air sont plus intenses.
_ J'ai perdu le fil là... Fit Kimbley désorienté.
_ Vous ne les percevez pas monsieur Kimbley ? Demanda May.
_ Bon sang, mais percevoir quoi ?!
_ C'est normal qu'il ne puisse pas les entendre. Expliqua Aerith. Si moi, je peux entendre ces cris, c'est parce que je suis une Cetra, quant à toi May, tu es elixirologiste, c'est-à-dire que tu utilises le flux d'énergie qui parcours cette Terre. C'est pourquoi tu es en constante communication avec la Planète. Tu as appris à l'écouter et à communiquer avec elle. Contrairement à Kim.
_ Pourquoi ais-je la vague impression que vous me prenez pour un inculte ? Railla l'alchimiste.
_ Parce que c'est le cas ? Fit savoir Aerith. »
May rit de bon c½ur tandis que Kimbley passait une main sur son visage, essayant de se contenir.
« Allons, je disais ça pour détendre l'atmosphère. Se rattrapa la jeune femme.
_ Ca, c'est toi qui le dis ! Répliqua l'alchimiste.
_ Quelle heure est-il ? Demanda May.
_ Dix-neuf heures trente. Répondit-il en regardant sa montre à gousset.
_ La fête doit avoir commencé. On se prépare ?
_ Vous êtes vraiment décidé à y aller ?
_ Bien sûr ! Répondirent-elles en c½ur.
_ Je sens que je vais le regretter... »
Sur ce, ils se changèrent. May enfila une robe violette et rose à manches longues. Aerith opta pour une robe blanche à bretelles lui arrivant aux genoux, avec des motifs brodés sur les bords. Kimbley fit très simple : une chemise blanche, un pantalon noir et une veste noire. Aerith s'empressa de refaire sa queue de cheval car elle le trouvait décoiffé. L'alchimiste râla un peu, mais se laissa finalement faire. May noua un n½ud rouge autour du cou de Xiao Mei. Après ces préparations, le groupe sortit de l'hôtel pour se diriger vers la place où se déroulait la fête. Un air rythmé de musique leur parvint. La petite May sautillait sur place en suivant la musique, imitée par son panda. La grand-place était bondée ; des stands d'attractions s'étalaient ça et là et une foule impatiente se pressait aux alentours. Un peu plus loin dans un parc, un orchestre jouait sous un chapiteau. Un piste de danse avait été monté juste à côté. Des gens dansaient à deux et mêmes à plusieurs dans une farandole délirante. Enchantée, et souhaitant ardemment danser, May prit la main de ceux qu'elle considérait comme ses sauveteurs. Elle les entraîna d'un pas joyeux vers la piste de danse. Seulement, Kimbley ne semblait pas adhéré à l'idée de la petite fille. Pour lui, ce serait la honte assurée ! Mais, comment résister au regard inquisiteur que lui lançait Aerith ?
Une fois de plus, il mit sa ferté de côté et prit la main que lui tendait la jeune femme, ainsi que celle de May. Il se laissa entraîner par ses deux partenaires vu qu'il ne savait pas danser. Malgré tout, ce petit moment d'insouciance ne lui déplaisait pas ; May riait à c½ur joie et Aerith esquissait l'un de ses plus beaux sourire. Cette joyeuse ambiance imprégnait l'alchimiste sans qu'il s'en aperçoive. Il fixait intensément le visage souriant de la demoiselle ; un désir plus fort que tout, envahit son esprit : celui de la prendre dans ses bras et de la serrer fort contre lui. Il se rendit soudain compte qu'elle le regardait droit dans les yeux. En pensant aux idées saugrenues qu'il avait eu, il détourna le regard sentant que le rouge lui montait aux joues.
Tout à coup, Aerith s'arrêta net de danser. Elle fixait un point dans la foule, invisible aux yeux des deux autres. Elle pâlît et une peur insatiable s'insinua en elle. Kimbley sentait la main de la jeune femme trembler au creux de la sienne. Sans prévenir ses deux amis, Aerith courut en direction d'un platane à l'abri des regards. Elle s'y adossa et se laissa glisser le long de l'arbre. Elle haletait et son c½ur battait à tout rompre ; elle avait des sueurs froides et il lui semblait que tout tournait autour d'elle. Ses hauts le c½ur devenaient de plus en plus incontrôlables. Ses deux compagnons arrivèrent plutôt inquiets.
« Mademoiselle Aerith ! Vous n'allez pas bien ? Demanda May effrayée par le teint spectral de la jeune femme.
_ On ferait mieux de rentrer. Annonça Kimbley.
_ Non ! S'offusqua Aerith. »
L'alchimiste et l'elixirologiste se regardèrent d'un air interrogateur.
« Tu perds les pédales ou quoi ?! S'insurgea Kimbley. Tu as vu dans quel état tu es ?
_ Je dois m'assurer de la vérité. Fit Aerith butée, se relevant à présent.
_ La vérité ? Mais de quoi parles-tu ?!
_ Ce n'était peut-être que mon imagination, mais je suis pourtant certaine de l'avoir vu, lui...
_ Qui c'est ça, « lui » ? Demanda May intriguée.
_ Sephiroth... Il faut que j'aille vérifier.
_ Ton assassin, n'est-ce pas ? Reprit Kimbley. Et tu veux aller le chercher ?!
_ Oui.
_ Tu es suicidaire ma parole !
_ Je ne vous oblige pas à m'accompagner. Je préfère autant que tu restes là auprès de May. Je ne veux pas que vous soyez impliqué là-dedans.
_ Parce que tu crois que je vais te laisser y aller comme ça ?! »
Il se mit face à elle et la prit par les épaules. Il plongea son regard doré dans celui d'un vert profond de la jeune femme, pour lui faire comprendre que ce qu'il allait dire, il le pensait vraiment.
« Soit on part à sa recherche tous les trois, soit on rentre. Mais on reste ensemble quoiqu'il arrive. »
May fut heureuse d'entendre qu'il l'incluait elle aussi. Aerith s'étonna d'entendre de telles paroles sortir de la bouche de cet homme qui était à ce qu'on racontait, insensible. Ces paroles agirent comme un baume sur la terreur qu'avait éprouvée la jeune femme. Son courage revenait ainsi que les couleurs sur son visage. Un sourire espiègle s'étala sur ce dernier.
« Je ne pensais pas vivre assez longtemps pour t'entendre prononcer d'aussi bonnes paroles. Dit Aerith.
_ Ah euh... Fit Kimbley incapable de dire autre chose.
_ Ce que tu as dis était sincère Kim ; Et cela me touche profondément.
_ ... De rien.
_ Et moi alors, on m'oublie ?! S'exclama May en se plaçant entre eux deux.
_ Bien sûr que non ! Fit Aerith.
_ Comment pourrait-on oublier quelqu'un d'aussi encombrant... Euh non, je n'ai rien dit en fait. Se reprit l'alchimiste écarlate en sentant les crocs pointus du panda s'enfoncer dans son mollet.
_ Alors qu'on en finisse ! Dit May en partant déjà à travers la foule. »
Non loin de là, un petit groupe de quatre personnes se baladait sur la fête. Un homme aux longs cheveux argentés, marchait aux côtés d'une gigantesque armure, elle-même suivant un jeune garçon avec une natte blonde, plus petit que la moyenne. Une jeune demoiselle aux yeux bleus calquait ses pas sur les siens. Edward sirotait bruyamment une boisson pétillante.
« Dis moi Ed, tu ne sais pas boire comme des gens civilisés ? Fit remarquer Winry.
_ Je fais ce que je veux ; et puis avec tout le bruit qu'il y a autour, je pense que je ne dérange personne. Appuya Ed.
_ Il n'empêche que tu me fais honte.
_ Ed a toujours été très extraverti. Expliqua Al à Celeb.
_ Regardez, c'est monsieur Hugues là-bas ! S'exclama Winry.
_ Allons à leur rencontre ! Suggéra Al. »
Ils se précipitèrent vers l'homme aux courts cheveux noirs coiffés en arrière et portant de fines lunettes rectangulaires. Ce dernier était accompagné de sa femme Gracia et de sa fille de trois ans, Elysia. Quand la petite aperçut le groupe, elle courut dans leur direction pour se jeter dans les bras de Winry grands ouvert.
« J'étais sûr que nous tomberions sur vous ! Affirma Hughes. Alors, c'est lui le nouvel alchimiste d'état ? »
Winry s'empressa de faire les présentations. Celeb avait toujours l'air aussi gêné lorsqu'il rencontrait de nouveaux visages, mais Maes réussi facilement à le mettre en confiance. Elysia grimpa sur les épaules en acier d'Alphonse après que ce dernier eut promis à son père qu'il ne la laisserait pas tomber.
« J'ai entendu dire que ton voyage de Resembool à Central avait été particulièrement mouvementé, Winry. Dit Hughes impatient d'en savoir plus.
_ C'est vrai, mais je ne m'en suis pas trop mal tiré ! Répondit Winry.
_ Tout de même, si tu n'avais pas reçu cette aide inopinée, tu ne serais peut-être plus là pour en parler. Affirma Celeb.
_ J'ai toujours su que les trains n'étaient pas sans danger. Dit Ed.
_ N'empêche, tomber sur un alchimiste d'état, c'était vraiment un coup de bol ! Reprit Al.
_ Je ne sais même pas comment il s'appelait et c'est pareil pour les deux filles qui l'accompagnait. Ajouta Winry.
_ Ah, mais moi, je sais qui étaient ces trois personnes ! Annonça Hughes.
_ Et bien allez-y, mettez-vous à table. Dit Ed.
_ La plus petite se prénommait May Chang, on a des doutes sur ses origines ; la jeune femme s'appelait Aerith Gainsborough, on n'en sait pas plus que ça sur elle. Quant à cet alchimiste d'état, c'était Zolf J. Kimbley, l'alchimiste écarlate.
_ Je me demande bien ce qu'il fichait dans ce train d'ailleurs. »
A cette voix, le groupe stoppa sa marche et se retourna pour voir apparaître le colonel Mustang. Maes lui assena une bonne tape dans le dos en lui souhaitant le bonsoir et Ed ronchonna de plus belle.
« On peut savoir ce qui t'amènes ici ? Demanda Hughes.
_ Et bien, je pensais quelques infos, mais apparemment mademoiselle Rockbell n'en sait pas plus que nous. Répondit Roy.
_ Bah, laisse ton boulot de côté pour une fois et joint toi à nous !
_ Ne serait-ce pas le commandant Armstrong que j'aperçois au loin ? Demanda Alphonse en montrant du doigts un géant chauve avec une mèche blonde.
_ Effectivement. Affirma Roy. Mais que fait-il là ? Je le croyais n ce moment même au QG Sud. »
Pendant ce temps, tapis derrière des fourrés, trois personnes observaient la scène avec attention.
« Je n'avais pas rêvé, c'est bien lui ! Dit Aerith sur le qui-vive.
_ Qu'il est beau... Souffla May les yeux pleins d'étoiles.
_ May, je ne pense pas que ce soit le moment pour ce genre de choses. Railla Kimbley. Pfff... Et il fallait que le flame alchemist soit dans le coup bien sûr !
_ Tu as entendu, le commandant Armstrong est ici, à Central. Marmonna Aerith.
_ Qu'est-ce qu'il fiche là lui aussi ?
_ En tout cas, ce Sephiroth n'a pas franchement l'air d'un assassin. Affirma May qui regardait l'homme aux cheveux d'argent d'un ½il admiratif.
_ Je te l'accorde. Approuva Aerith. Il est bien différent de celui que j'ai connu. C'est étrange...
_ On pourrait aller les rencontrer, comme ça on dirait bonjour à mademoiselle Winry. Proposa May.
_ Je n'ai pas vraiment envie de me retrouver face à Mustang, mais c'est le seul moyen que l'on est d'en savoir un peu plus. Dit Kimbley.
_ Alors, on fonce ! Finit par dire Aerith. »
Ils sortirent de leur cachette improvisée et s'avancèrent vers le groupe, l'air de rien. Ce fut Winry qui les aperçut en premier. Elle les héla tout en faisant de grands gestes de la main. A ce moment là, ceux qui l'accompagnaient les virent à leur tour. Mustang eut un étrange tic nerveux en reconnaissant l'homme qui arrivait. Ce dernier d'ailleurs, ne pu s'empêcher de lui jeter un regard noir.
« Tiens, tiens, ne serait-ce pas le « grand » colonel flamme ? Ironisa Kimbley.
_ L'écarlate... Je te croyais toujours en tôle ? Lui renvoya Roy.
_ Et bien, quel accueil chaleureux. »
La tension était à son comble. Les deux hommes se regardaient, épiant le moindre mouvement suspect. Les autres personnes qui se trouvaient autour sentaient presque la frustration qui se dégageait de leur combat silencieux. Seule Aerith ne se préoccupait pas de cet échange de pensées meurtrières. Son esprit était entièrement tourné vers une seule et unique personne. Sephiroth, l'homme qui s'était forgé une réputation de demi-dieu ; celui qui l'avait assassiné et qui avait failli réduire son monde en poussière.
Cependant, aucune once de méchanceté ou de folie ne se dégageait du regard de l'homme aux cheveux d'argent. Il semblait respirer la bonté et l'innocence ; seuls ses yeux aux pupilles rétractées contrastaient avec la pureté qu'il libérait. Si Aerith n'avait pas su ce qu'il avait fait par le passé, elle aurait pu croire que l'homme qui se trouvait en face d'elle n'était pas le véritable « ange à une aile ». Alors qu'Aerith le sondait intérieurement, Celeb détourna les yeux de la bagarre spirituelle entre les deux alchimistes, pour croiser le regard de la jeune femme. Il fut étonné de voir qu'elle le fixait d'un air presque froid. Pourquoi le regardait-elle ainsi ? Il ne pensait pas la connaître pourtant. Son c½ur se mit à battre plus fort. Il avait qu'elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. Cette idée le mettait mal à l'aise. Il tremblait à présent. Mais que lui arrivait-il ? Etait-ce de la peur ? Peut-être bien, mais pourquoi était-il effrayé par cette femme ? Il détourna à nouveau les yeux, ne supportant plus l'oppressante présence de la jeune femme. Il vida son esprit et son corps finit par se détendre.
Pendant ce temps, Maes Hughes avait réussi à mettre fin à l'affrontement psychologique entre Kimbley et Mustang. Ces derniers laissaient désormais une bonne distance entre eux. Aerith revint de son introspection un peu frustrée. May le comprit et s'accrocha à son bras. La jeune femme se tourna vers Winry avec un large sourire aux lèvres.
« Je suis contente de te revoir Winry. Alors tu nous présentes tes amis ? »
La jeune fille aux cheveux blonds s'exécuta et présenta tout le monde. Aerith et May se réjouissait à l'idée de faire de nouvelles connaissances, tandis que Kimbley pensait que cela ne servirait qu'à leur apporter de nouveaux ennuis. Aerith tiqua en entendant le nom que portait désormais Sephiroth. Pourquoi diable n'avait-il pas gardé son nom d'origine ?! Etait-ce pour cacher son identité ? Cette hypothèse ne tenait pas debout puisque personne dans ce monde ne connaissait sa réputation. Se pourrait-il que Sephiroth ait vraiment changé ? Ou bien...
Aerith interrompit ses pensées confuses pour se tourner vers la dernière personne que lui présentait Winry. C'était l'homme qui avait répondu à la provocation de l'écarlate. Roy Mustang qu'il s'appelait et c'était lui aussi, un alchimiste d'état. Elle constata qu'il était fort bel homme, il ne devait pas laisser indifférent la gent féminine. Déjà, comme à son habitude, le flame alchemist afficha son plus beau sourire et s'approcha de la jeune femme pour la courtiser.
« C'est donc vous la charmante jeune femme qui a aidé à sauver les passagers de ce train d'une mort certaine. Vous avez des yeux magnifiques, vous devez avoir beaucoup d'admirateurs.
_ Merci, mais je pourrais en dire autant de vous, monsieur Mustang. Dit Aerith subjuguée par la courtoisie de l'homme aux yeux couleur onyx.
_ Vous accepteriez bien de venir dîner un soir avec moi ? Proposa Roy. »
Aerith rougit, mais hésita quant à la proposition du colonel. Elle s'apprêtait à répondre lorsque Kimbley, qui ne l'entendait pas de cette oreille, passa son bras sous celui de la jeune femme. Aerith le regarda surprise, mais éprouva un sentiment étrange au fond d'elle-même.
« Je crains que ce ne soit pas possible, nous devons redescendre dans le Sud dès demain. Annonça Kimbley qui lança un regard en coin vers le commandant Armstrong.
_ Crois-tu que je vais te laisser t'enfuir comme ça ? Releva Mustang qui regardait la scène, outré. Avec cette femme et cette petite fille entre tes mains ? C'est hors de question, j'aurai bien trop peur que tu les fasses souffrir pour assouvir tes pulsions sadiques !
_ Primo, je ne m'enfuis pas ; je suis de nouveau sous les ordres de l'armée je te signale. Secundo, tu te méprends sur mes intentions. Tertio, tu peux parler, mais toi aussi on ne peut pas dire que tu es les mains propres. »
En prononçant cette dernière phrase, Kimbley exhiba un sourire malfaisant. Il savourait déjà sa victoire sur l'alchimiste de flamme. Roy était tendu, il avait peur de comprendre de quoi voulait parler l'écarlate.
« Il est vrai que tuer des Ishbals était loin d'être une bonne action, mais je ne suis pas le seul dans ce cas. Reprit Mustang.
_ Ne fais pas celui qui ne sait pas de quoi je veux parler. Attaqua Kimbley. Tu as très bien compris ce que je voulais dire, seulement cela te restes en travers de la gorge. Surtout que tu côtoies leur fille à présent.
_ Tu dis encore un seul mot et je ne réponds plus de mes actes. Fit Mustang dont la colère allait bientôt éclater.
_ Ce n'est certainement pas toi qui m'interdiras de dire la vérité ; parce que tu as peur de cette vérité, je me trompe ?
_ Ferme la... Siffla Mustang qui enfilait déjà son gant alchimique à l'abri des regards.
_ Et oui, le « héros d'Ishbal » n'est pas aussi blanc qu'on le croit ! Il est coupable d'un meurtre. Car c'est lui le meurtrier de vos parents mademoiselle Rockbell ! Mais bien entendu, il s'en sort sans dommage car c'était les ordres de l'armée. »
Un silence de mort s'abattit sur le groupe. Winry ouvrit de grands yeux choqués. Elle regardait les deux alchimistes qui se faisaient face, à tour de rôle. Elle était perdue, elle ne savait plus quoi penser, ni comment réagir. Devait-elle être en colère ? Mais contre qui ? Mustang qui avait assassiner ses parents, ou Kimbley qui avait annoncé cette information de façon odieuse ?
Edward était dégoûté par ce qu'il venait d'entendre, il fulminait intérieurement. Il ne lâcherait pas le colonel tant qu'il ne lui aurait pas donné de plus amples explications.
Mustang réagit vite et inconsidérément pousser par la haine qu'il éprouvait pour l'alchimiste écarlate. Il leva son bras ganté et frotta son pouce et son index l'un contre l'autre. Une étincelle jaillit en direction de Kimbley. Aerith n'écoutant que son c½ur, poussa son ami sur le côté. Ils évitèrent en partie la transmutation, mais la jeune femme sentit la morsure des flammes sur son bras droit. Mustang fut pris de panique à l'idée d'avoir touché la jeune femme. Les flammes qui avaient été lancées en l'air, s'évaporèrent aussi vite qu'elles étaient apparues. Aerith tituba et fut rattrapé par Kimbley qui – il du se l'avouer – avait eu très peur pour Aerith. Elle plaqua sa main gauche sur la plaie suintante et grimaça de douleur.
“ Mademoiselle Aerith !! Hurla May effrayée.”
La petite fille se précipita vers son amie, imitée par la plupart du groupe. Seuls restaient en retrait, Mustang car il était toujours sous le choc, et Sephiroth car il éprouvait encore cette peur indicible lorsqu'il regardait la jeune dame.
Les parents de Winry étant médecins, la jeune fille avait lu pas mal de livre sur la question. Elle entreprit donc de faire un garrot au bras d'Aerith. La brûlure était profonde, Winry estima que la plaie mettrait un certain temps à cicatriser. Kimbley ôta sa veste et la mit sur les épaules tremblantes d'Aerith. Son regard était perdu dans le vide et son visage n'affichait aucune expression. Il l'aida à se relever et May se remit elle aussi debout.
« Je crois qu'on ferait mieux de partir. Dit Kimbley.
_ Il faut qu'elle voit un médecin ! Soutint Winry.
_ On fera ce qu'il faut en temps voulu. Lui répondit-il entraînant déjà Aerith. May, on y va !
_ Ah oui ! J'arrive. Fit la petite fille désorientée. »
Juste en passant à côté du flame alchemist, Kimbley jeta un regard noir à ce dernier, qui était lourd de sous-entendus. Ils se dirigèrent alors en silence dans la rue principale. En direction de leur hôtel. Les personnes restantes finirent elles aussi par se disperser en se disant un vague « bonsoir ».
Quelque part sur la fête, un jeune maigrichon habillé bizarrement se tenait perché sur le toit d'un chapiteau. Il avait observé la scène se délectant de la stupidité dont faisait preuve les humains.
« Finalement, il y a de l'ambiance par ici, apprécia Envy. Ce petit spectacle m'a ouvert l'esprit. Je ne pensais pas autant m'amuser en venant ici. Dommage que l'écarlate n'ait pas fait de carnage, ça aurait été marrant ; j'aurais pu participer en douce et en profiter pour tabasser le fullmetal nabot ! Malheureusement, il a l'air d'en pincer pour cette femme. Aaah... Les humains sont vraiment stupides ! »
Sur ce, il disparut dans la nuit noire.
Lorsque l'hôtelier vit Aerith blessée, il s'empressa d'appeler un médecin. Ce dernier arriva aussi vite qu'il pu et osculta la jeune femme dans sa chambre. Il pansa correctement la plaie et lui prescrit quelques médicaments afin d'éviter une éventuelle infection. Puis, il s'en alla après s'être assuré qu'elle ne se sentait pas trop mal. May alla s'asseoir près d'elle.
« Ca va aller, mademoiselle Aerith ? Demanda la petite.
_ Oui, ne t'inquiètes pas, tout va bien ! Garantit Aerith en affichant enfin son habituelle sourire. »
Ce simple sourire réconforta May qui sourit à son tour. Xiao Mei, le petit panda, se percha sur l'épaule gauche de la jeune femme. Celle-ci la caressa gentiment. Trois petits coups furent frappés à la porte de leur chambre. Aerith lança un « entrez ! » et Kimbley apparut dans l'embrasure de la porte. La jeune femme remarqua qu'il évitait à tout prix de la regarder dans les yeux. Il resta debout et contempla la ville s'étendait derrière la fenêtre, les mains dans les poches.
« C'est la deuxième fois que tu me sauves la vie, Aerith. Dit-il d'un ton neutre.
_ C'est vrai, désormais, tu as une grande dette envers moi ! Plaisanta-t-elle.
_ ...
_ Je rigolais tu sais... C'est dans ma nature de faire passer la vie des autres avant la mienne. Je n'ai jamais rien demandé en échange.
_ Justement ! S'énerva Kimbley. Tu devrais penser un peu plus à toi, de temps en temps !
_ Je rêve ou... Ce n'est pourtant pas ton genre de penser aux autres. Peut-on savoir ce qui te rend si attentionné envers moi, Kim ?
_ ... »
Aerith regarda May comme si elle attendait qu'elle lui dise quelque chose. La petite semblait avoir compris car elle hocha la tête en signe d'approbation. La jeune femme se leva en soutenant son bras blessé retenu par une écharpe. Elle se posta à côté de l'alchimiste et regarda le ciel étoilé qui s'étendait devant elle. Des dizaines de lumières de couleurs différentes envahirent le ciel d'un noir d'encre. Un bruit de pétarade emplit l'air. Le feu d'artifice venait de commencer.
« C'est magnifique, n'est-ce pas ? Apprécia Aerith.
_ Tu as raison. Répondit l'alchimiste un petit sourire en coin. Le bruit de ces fusées qui explosent résonne au plus profond de mon être. »
Aerith poussa un long soupir. Seulement, ce n'était pas ce bruit là que Kimbley percevait le plus. Un son plus sourd et régulier s'imposait à ses oreilles. Ce n'est qu'après un certain temps de réflexion, qu'il comprit que c'était son c½ur qui battait ainsi. Pourquoi battait-il la chamade à ce moment précis ? La seule fois où il s'était senti dans un tel état d'euphorie, c'était lors de la guerre d'Ishbal, lorsqu'il explosait tout sur son passage. Mais là, ce n'était pas le cas ! Son c½ur s'emballa encore plus quand il sentit la tête d'Aerith posée sur son épaule. Il eut du mal à déglutir et sentit son visage s'empourprer. Jamais il n'avait ressenti cela pour quelqu'un et il ne savait pas comment réagir. « Je ne me sens vraiment pas bien, pensa-t-il. Vite ! Que quelque chose se passe, sinon je vais me sentir mal ! »
« Hé ! Je ne vois rien moi ! S'écria May. »
Ce fut elle qui sauva la mise à Kimbley. Les deux grandes personnes s'écartèrent et laissèrent passer May qui se percha sur la pointe des pieds pour mieux admirer le spectacle. Le feu d'artifice terminé, la petite se coucha et Aerith la borda. Le petit panda s'installa confortablement sur le coussin où reposait la tête de son amie. La jeune femme raccompagna l'alchimiste jusqu'à la porte de leur chambre.
« Bon, si tu as besoin de quoi que ce soit... Commença Kimbley.
_ Je sais, je ne manquerais pas de venir t'embêter ! Le coupa Aerith. Il ne nous reste plus qu'à nous dire bonne nuit. »
Avant même qu'il est pu répondre, Aerith passa sa main valide sur la joue de l'alchimiste et frôla ses lèvres des siennes. Après ce rapide échange, la jeune femme s'enfuit derrière la porte de sa chambre. Une fois de plus, Kimbley resta planté sur le palier, désorienté et aussi rouge qu'une pivoine. C'était comme si plus rien n'existait autour de lui. Il ne savait pas s'il devait hurler sa joie ou au contraire la retenir. Il passa ses doigts sur ses lèvres qu'elle avait embrassées. Il n'arrivait décidément pas à le croire. Se pourrait-il finalement, que quelqu'un ait des sentiments pour lui, le sanguinaire alchimiste écarlate ? Apparemment, c'était le cas d'Aerith. Il s'en retourna dans sa chambre et se coucha. Toutes ses pensées étaient tournées vers elle. Une seule chose comptait pour lui à présent, c'était d'accomplir la promesse qu'il avait faite à Greed ; protéger Aerith à n'importe qu'elle prix.
Ce matin, le réveil fut aisé. Aerith se réveilla de bonne humeur – bien qu'elle ait le bras à moitié brûlé. Elle était fière de ce qu'elle avait osé faire la soirée d'hier. Embrassé l'alchimiste écarlate n'était pas une victoire négligeable. Surtout qu'il lui avait rendu son baiser. Aerith se leva donc toute excitée et heureuse de vivre. May Chang était déjà assise à une table devant un bol de thé, son petit panda à ses côtés, dévorant une brioche entière. Elle se mit à rire nerveusement en voyant la jeune femme approcher.
« Qu'y a-t-il May ? Interrogea Aerith interloquée.
_ Oh, pour rien ! Répondit précipitamment la petite d'un air qui en disait long. »
Ne cherchant pas à comprendre, Aerith s'empressa d'attaquer son petit déjeuner. Kimbley arriva finalement à leur table, rentrant d'une balade matinale ; il avait de nouveau revêtu son uniforme militaire. En le voyant débouler, May ne pu retenir un autre rire nerveux.
« Qu'est-ce qui lui arrive ? Demanda l'alchimiste.
_ Je n'en sais trop rien. Lui répondit Aerith. Au fait, qu'est-ce qu tu es parti faire ce matin ?
_ Je suis allé à la gare, acheter des billets. Dit-il en sortant les tickets de train de sa poche.
_ Alors, on repart vraiment au QG du Sud, fit-elle avec une pointe de tristesse ; puis elle se souvint d'une chose. Mais, et May ? On ne peut pas l'emmener se jeter dans la gueule du loup ?! »
A ces mots, May cessa de sourire, l'appréhension revenait à la charge.
« Je sais bien, mais le fait qu'Armstrong soit là n'est sûrement pas le fruit du hasard. Maintint Kimbley.
_ Tu insinuerais qu'il nous espionne ?
_ Je te l'avais dis, ce Archer ne nous fait pas confiance.
_ Ce n'est pas une raison pour qu'on laisse May tomber entre les griffes de cet infâme bonhomme !
_ Je vous en prie, ne m'abandonnez pas... Fit une petite voix. »
De grosses larmes roulaient sur les joues rondes de la petite fille. Toute la joie qu'avait ressenti Aerith ce matin se dissipa en voyant ce visage triste et apeuré. Elle se leva de sa chaise et serra la petite dans ses bras.
« Qu'est-ce tu racontes ? Confia Aerith. On ne va pas t'abandonner ; les amis, c'est fait pour s'entraider, pas vrai Kim ?
_ J'ai décidé qu'on descendrait dans le Sud, mais je n'ai pas précisé où on irait exactement.
_ Tu veux dire que...
_ Ouais, il est temps de retrouver de vieux « amis ». »
A suivre...



